La couleur de mon bonheur
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Mon cher
Papa.
Ne crains pas mon père,
Je sais planter les clous,
Je connais mes prières
Et aussi je visse des écrous.
Sois certain mon père,
Que j’ai bien compris
Et que je saurais refaire
Tout ce que tu m’as appris !
Je ne prendrais plus froid ;
Je me couvre le matin ;
Sois tranquille papa
J’ai guéri mes chagrins.
Il ne faut pas t’en faire,
Je suis devenue forte
Je mène mes affaires
Je dégonde même les portes
N’aie plus peur
Tu m’as bien expliqué
Que comprendre les cœurs
C’est quelque chose de compliqué.
Je ferais attention
De ne pas me blesser
Me garderais des passions
Qui pourraient me casser
Rassure- toi cher papa,
Ce dont tu es si fier
On ne l’abîmera pas ;
Je suis aussi guerrière
Et ce petit bout de moi,
Depuis que je suis mère
M’apprend beaucoup de toi.
Mon cher Papa .
Cécile CHENARD
Les mots
Les mots qui usent
Les mots qui fusent
Les mots qui puent
Les mots qui tuent
Les mots d’amour
J’y ai cru autant que j’ai pu …
Tais toi mon ange !
Cécile CHENARD
La couleur de mon bonheur
Ecouter le printemps
A l’heure ou les poules pondent
Oublier le temps
En attendant que le chocolat fonde
Quand je mange tes joues
De mes baisers qui claquent
Mon enfant qui joue
Me lave des pensées opaques
Je dévore son âge tendre
Elle saute sur mes genoux
Pas besoin de bien attendre
Pour que nous rejoigne la minou
Et si nous allions voir
Hors de nos cœurs
Plus loin que le couloir
Bien à l’extérieur
Si le soleil brille aussi fort
Que notre bonheur !
Cécile Chenard
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Dans la salle de bain.
Du dédain et soudain,
Du noir pour croire
Du deuil,
Quelques feuilles,
Des miroirs pour voir
Du courage, de la hargne
Du laisser choir
Des faux espoirs.
Tombez les peignoirs !
Relâchez les bidets,
Affrontez-les esseulées !
Plaignez les macchabés,
Comprendre puis accepter
Que ce n’est jamais de leur faute
Autoproclamés victimes
De leur propre choix
Pauvres mimes,
Ils se demandent pourquoi,
Ils n’ont plus d’intime
A force d’étalage.
Quand soudain passe l’araignée
Dans sa misère elle partage,
Même dédaignée
Son noir pour croire,
Du deuil
Et quelques feuilles
Encore un soir pour y croire.
Cecile Chenard
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